Hivernage d’un hors bord

Quel entretien pour l’hivernage de mon hors-bord ?

(source bateau.com)

Quand ?

L’entretien du hors-bord se fait en fin et en début de saison. Pour les gros utilisateurs, prévoir un entretien toutes les 100 heures. Vous trouverez ces indications dans les documents fournis avec le moteur.

 

Quel matériel ?

L’entretien d’un hors-bord ne nécessite pas d’outillage spécifique. Une boite à outils de base avec un jeu de clé et de tournevis suffit. Vous trouverez la clé à bougie avec l’outillage fournie avec le moteur. Prévoyez quelques chiffons.

Quelques produits sont aussi utiles. Vous utiliserez du WD40 (ou équivalent), de la graisse et de l’huile. Choisissez une graisse « marine ». Elle ne se transforme pas en pâte au contact de l’eau salée.

L’hélice

Déposer l’hélice permet de vérifier son état et de graisser l’arbre. Une fois l’hélice enlevée, regardez l’état du joint spi (ou joint à lèvre). Celui-ci s’endommage facilement si un fil de pêche s’est enroulé autour du moyeu. On cherchera donc à le débusquer.

Pour bloquer l’hélice au moment du serrage et desserrage de l’écrou central, on intercale une cale en bois entre l’hélice et la plaque anti-cavitation qui vient la bloquer. Sur les moteurs de petites puissances, l’hélice est solidaire de l’arbre au travers d’une goupille. Cette dernière est prévue pour casser si l’hélice heurte un objet. On vérifie donc si elle n’est as tordue et la change au besoin.

La vidange d’embase

L’embase est une boite à vitesse qui fonctionne dans un bain d’huile. Une fois par an (ou toutes les 100 heures), il faut la vidanger. Cela permet de vérifier si de l’eau ne s’est pas introduite dans l’embase (défaut du joint à lèvre). En effet, l’eau dans l’huile forme ce que les mécaniciens appellent de la « mayonnaise » : l’huile devient blanche et opaque. Si c’est le cas, on cherchera l’origine de cette entrée d’eau.

Pour vidanger, on ouvre le bouchon supérieur de l’embase. Puis le bouchon inférieur afin de laisser couler l’huile dans un récipient.

Le remplissage se fait obligatoirement par l’orifice du bas. En remplissant par le haut, on risque la formation de bulle d’air qui empêche l’huile de pénétrer. Le remplissage est effectif quand l’huile ressort par le bouchon du haut.

Les bougies

Une bougie propre assure un bon redémarrage du moteur. C’est pourquoi il est conseillé de les changer régulièrement, surtout sur un deux-temps dont l’huile est mélangée à l’essence. Évitez de nettoyer les bougies à la brosse métallique, vous risquez de les abimer davantage.

 

Le circuit d’essence

En cas de réservoir séparé (nourrice ou réservoir fixe), il ne faut pas de prise d’air dans le circuit d’essence. On vérifie donc la durite et la poire qui ne doivent pas être craquelées (ce qui arrive avec le temps).

Le circuit d’essence est aussi protégé par un filtre. Il ne doit pas être sale (encore moins bouché). Suivant le modèle on le change ou le nettoie.

Pour éviter les dépôts, il faut vidanger la cuve du (ou des) carburateur(s) à chaque fin de saison. Pour ce faire, on peut débrancher le tuyau d’essence, moteur tournant et attendre qu’il cale. Mais vous pouvez aussi dévisser la vis de fond de cuve sur le carburateur et laisser l’essence couler.

Les anodes

Tous les moteurs hors-bord sont protégés par des anodes. Pour les moteurs qui ne restent pas souvent immergés (relève de l’embase au port) elle ne se consomme pas rapidement. Suivant leur état, il peut être bon de les changer.

Pour savoir trouver les anodes sur un moteur, il faut consulter le manuel d’entretien du moteur. En effet, l’anode sous la plaque anti-cavitation est la plus courante, mais il peut aussi exister des anodes sur le bloc moteur au niveau du système de refroidissement.

La corde du lanceur

Les moteurs de petites puissances se démarrent avec un lanceur manuel. La corde sur laquelle on tire est une pièce d’usure. Il faut veiller à ce qu’elle ne soit pas effilochée. Au moindre doute, on la remplace. Un investissement minimum pour un morceau de cordelette qui, s’il casse en pleine mer, peut vous apporter de gros soucis.

Les points de graissage

Toujours en milieu humide, souvent en environnement difficile (eau salée, sable…), un moteur hors-bord souffre. Pour le protéger, on graisse toutes les articulations comme la direction, le relevage, les câbles de commande…

Surveillez et graissez aussi les vis de presse. Elles sont en inox alors que le châssis moteur est en aluminium. De l’électrolyse bloque souvent ce curieux mariage.

Et en plus, sur un 4 temps…

Moins polluant, moins bruyant, moins gourmand, les hors-bord 4 temps constituent la réponse des constructeurs aux normes antipollution de plus en plus drastiques. En comparaison avec un hors-bord 2 temps, la lubrification des 4 temps est assurée par l’huile contenue dans le carter. Comme dans une voiture, il faut donc régulièrement vérifier le niveau d’huile en utilisant la jauge.

Sur le plan entretien annuel, on doit vidanger l’huile en début de saison (ou toutes les 100 heures de fonctionnement). Le début de saison est préférable à la fin, car l’huile s’oxyde au contact de l’air. Inutile donc de mettre de l’huile neuve pour ensuite laisser dormir le moteur tout l’hiver.

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